En-quête du sauvage

Au petit matin les premières lumières découvrent le monde sauvage, il se révèle sous nos yeux. La quête est lancée dans la vallée.

Alors que le monde se dévoile sous les premiers rayons de soleil, les bêtes sauvages semblent déjà bien éveillées. Les chocards à becs jaunes eux profitent des premiers vents ascendants pour se mettre en quête de nourriture là haut sur les cimes.

La nuit a été froide. Un craquement léger se fait entendre dans le calme absolu alors que la lumière vient enfin réchauffer la coiffe forestière, le grand concert s’élance. Les pommes de pins s’ouvrent toutes, l’alerte est donnée pour la sittelle et ses compagnons d’hiver, les pignons sont accessible et les oiseaux affluent en bandes.

Sous le ballet des sittelles, l’esprit s’égare dans la canopée alors que quelques indices visuels apparaissent au sol. De vieux ossements, et des crottes fraîches. Nous entrons ici sur le territoire du mouflon. Pour espérer en croiser, il faut désormais progresser à pas feutrés contre la brise. Penser en mouflon, ou tout du moins essayer. Par ce temps froid, ils ont probablement gagné la forêt pour s’y abriter. Un peu plus loin devant nous, un coin denneigé semble fréquenté par quelques geais, un pic épeiche aussi. Attention si ils nous voient ils donneront l’alerte ! Et si il y a un mouflon, les écoutera t’il ?

Observer le sauvage, lorsqu’il ne vous voit pas, est peut-être le moment le plus paisible qui puisse exister. Observer dans la plus grande discrétion possible l’animal dans son milieu, cherchant sa nourriture avec les siens, se reposant parfois de longues minutes ou quelques heures au soleil…Le bonheur est ici en ces temps insaisissables, où le moindre rayon réchauffe dans un froid mordant la lueur de l’âme, tous ces chants et ces sons semblent à nouveau familiers quand s’oublient enfin les tracas et les dépendances de la vie humaine.

Prendre de la hauteur lorsque le vent se lève, les grandes ailes s’élèvent.

Parfois la quête se mue en pèlerinage : faire route vers un lieu rendu sacré par ses apparitions bestiales, oublier l’effort, suivre les signes, méditer seul entre neige et ciel.

Mais surtout et avant tout, sortir, se confronter au monde extérieur, observer, vivre et rêver.

À vous de jouer !

Racontez-nous votre plus belle histoire avec le monde sauvage ! Un récit ou un rêve, même le plus simple, faites nous part de votre enregistrement, nous vous enverront en échange une énigme avec un petit trésor caché à la clé !